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LA VIE A BARRIAC - ------------------------------ : Guy Rieucau

Je suis le dernier à être né à la maison, à Séveyrac, en septembre 1938 après mes deux sœurs (Ginette et Huguette) et mon frère (Jo). Ma jeune sœur, Christiane, est née plus tard à la maternité. J'ai fréquenté l'école de Concoures avant la pension à Rodez où je me suis passablement ennuyé. Nous venions en vacances seulement à Noël, à Pâques et l'été.

L'envie d'écrire a été précédée par la lecture. Mes parents lisaient. Je me souviens de la venue de l'instituteur de BARRIAC qui, rendant visite à papa alité suite à une grave ruade de cheval, s'était présenté avec un carton plein de livres. Tout en gardant les génisses, je lisais des livres dénichés dans les armoires et aussi des revues, notamment celles qui relataient les exploits des coureurs du Tour de France.
Lors de la guerre d'Algérie, j'ai monté une petite bibliothèque, sollicitant livres et revues auprès des maisons d’édition des diffuseurs de presse.
Devenu professeur de français dans un Centre d'Apprentissage de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, j'incitais mes élèves à la lecture, Ils fréquentaient peu la bibliothèque de l'établissement, mais empruntaient plus volontiers ceux que je laissais trainer intentionnellement sur mon bureau. Il advint que certains me dirent : " Si vous écrivez un livre, on vous promet de le lire".
Cette idée faisait son chemin, mais je n'osais pas conscient du talent des écrivains "anciens" ou contemporains.
 
 
Mes premiers livres sont pour la plupart épuisés Toutefois on peut en trouver à la médiathèque de  Bozouls ainsi qu’à  la salle des fêtes de Barriac et d’occasion sur  internet.



              LETTRES A LA MER (Editions du Beffroi, 2001. Encre bleue - Grands caractères - 2003 ; La Découvrance- 2008).
Une histoire racontée en famille : au mariage de mes grands-parents, le garçon d'honneur s'éprit de la demoiselle d'honneur. ( Elle, je ne sais pas.) Toute sa vie il pensa à elle et s'en confia parfois à maman qui, je crois, était dépositaire de certaines lettres. Je trouvais cela fascinant : s'aimer ainsi "virtuellement " toute une vie. Parvenu à la retraite, je voulus en faire un livre. Je choisis comme cadre la guerre d'Algérie et j'imaginais un soldat ( Bernard) qui écrit à une jeune fille (Graciella, une normande qui vient souvent en Aveyron). Il ne la connaît pas, mais il se confie, rêve, en devient amoureux. Elle ne répond pas mais accepte et dévore ses lettres, rêve aussi....
D'autres amis soldats écrivent épisodiquement à la jeune fille. En faisant vivre à ses soldats des choses différentes, j'évoque  les diverses situations où se sont trouvés les appelés du contingent : l'un est en contact avec la population arabe, l'autre près des pieds noirs, un autre se trouve confronté aux combats, à la torture, à l'ennui en caserne. Leurs opinions sur le conflit divergent.
Dans la deuxième partie du livre, on les retrouve de retour à la vie civile : à Millau,  dans les Alpes, en Région Parisienne, en Normandie.
La question est : Bernard et Graciella vont- ils finir par se rencontrer (dans le train entre Capdenac et Rodez ? au café du parc ?) ou bien rester dans le rêve ?  
On m'a dit que j'avais fait un livre sur la guerre d'Algèrie. Telle n'était pas mon intention première.
Ce n'est pas autobiographique, même si je sais de quoi je parle.



               LA VIPERINE  (Editions du Beffroi 2004, réédition 2012 ; Encre bleue - Grands caractères 2006).
Il s'agit d'un roman où l'imaginaire prédomine, même si je me suis inspiré de faits que j'ai vécus ou connus de près.
A son travail dans un centre pour enfants handicapés, Danielle, mon épouse, a subi le harcèlement moral de la part de la directrice. Incroyable, l'imagination de cette femme ! Quelle source d'inspiration ! Je me trouvais frustré de ne pouvoir intervenir. L'écriture du roman fut une forme de rachat et de vengeance. 
Je commence par la faire mourir, cette harceleuse, nommée Madame Gégar (garce). Le lieutenant de police, Bruno de la Pradelle, un aveyronnais venu en Normandie pour épouser Graciella ( la fille) est chargé de l'enquête. Meurtre ou suicide ? Il parcourt attentivement le déroulement de sa vie.
Elle a extorqué frères et sœurs.
Dans une compagnie d'assurances, comme celle où j'ai travaillé un temps, la chef de service a poussé un rédacteur à la démission et à l'errance.
« Pionne », elle provoqua l'accident qui laissera infirme la jeune fille la plus rebelle. (En internat, j'ai connu un « pion » qui nous en faisait voir à  nous aussi, mais pas à ce point tout de même.)
Pour décrire la directrice du centre d'enfants handicapés, je ne manquais pas d'exemples que j'ai mixés, amplifiés parfois.
Je l'ai imaginée mariée. Le pauvre homme !
Parallèlement, nous découvrons le Journal qu'elle tenait. Et à chaque étape, nous sont révélées ses jouissances et ses colères.
Quelques lignes à la fin expliquent pourquoi, peut-être, elle fut ainsi.
 

    
        INSOLITE DISPARITION  (La Découvrance 2007 ; Encre Bleue grands caractères 2009 ; Le Beffroi 2014).
Christian Carrelet, maire-adjoint d'une petite commune de Normandie a disparu alors que se profilait sa candidature à une élection de portée nationale. Bruno de la Pradelle, le lieutenant de police aveyronnais exilé par amour en Pays de Caux, se trouve chargé des recherches : affaire sentimentale, règlement de comptes politique, détournement de fonds, fuite d'un homme qui soudain ne se sent pas à la hauteur... En cours d'enquête sont abordés bien des aspects de la vie d'une petite commune en expansion (sujet que je connais bien car je fus adjoint d'un député-maire durant 18 ans), que révèle la correspondance entretenue durant plusieurs années avec une habitante du Val d'Oise qui fut l'épouse de son ami, mort à ses côtés lors de la guerre d'Algérie.
Alors qu'il est en vacances en Aveyron, le lieutenant de police découvre une plaquette dans laquelle, un ancien ami du maire-adjoint relate sa vie de sauvage durant un an dans les Gorges du Dourdou : " Dans le ciel, cheminent des nuages aux reliefs singuliers. Ils virent du blanc neigeux au gris, au noir menaçant. Ils se suivent, se chevauchent, s'enchevêtrent. Nous sommes en pleine saison migratoire et quel trafic là-haut : des nuées de palombes ; des volées d'oies sauvages. Je les admire et les envie...Que ne suis-je né oiseau, oiseau migrateur ! " Le maire-adjoint était lui aussi fasciné par les oiseaux migrateurs ! Bruno de la Pradelle s'interroge. Ensuite ce visage sur une photo prise par Graciella, son épouse, au marché d'Espalion ! Enfin lorsque lors d'une invitation à Barriac, il saisit une réflexion au sujet du gouffre : " La nuech, lo raynal a doas cambas", il ne résiste pas à l'envie d'aller voir à l'aube.... 



         LE FOULARD D’ELISE  (Editions du Beffroi, 2011. Encre bleue - Grands caractères - 2012).
 Le livre commence par 2 pages en italiques : parmi les victimes d'une bombe  un soldat reconnaît sa fiancée grâce au foulard qu'il lui avait offert peu après leur rencontre à Rodez. (Nous sommes en Algérie à Mostaganem et je me souviens des grenades et des bombes du FLN et de l'OAS).  
Antonin, le soldat, ne se remettra pas du traumatisme et d'une certaine culpabilité: c'est lui qui avait invité Elise à venir le voir. Jamais, il ne pourra s'attacher affectivement.
Libéré, Antonin ramène dans son paquetage un grand sac de "livres", pleins de billets de banque. (Je me souviens que lors d'un ratissage, dans une cache, nous avons trouvé un petit paquet qui contenait une brique de billets. Finalement, nous l'avons remis au capitaine.)
 A son retour, à Marcillac, il se marie, a un premier enfant (Pierre). Pour des raisons professionnelles, il part à Paris, divorce, vit avec une collègue des assurances. Naissent des jumeaux (Leudie et Norbert). La cohabitation devenant impossible, il doit quitter leur  mère, mais reste proche de ses 3 enfants. Il sera père d'un quatrième enfant (Justine), adoptera Jean-Jacques, un lointain petit cousin. Il vit chaque naissance comme une revanche de la vie. Surpris et heureux de découvrir Miléna, adolescente dont il a connu la mère lors d'un voyage en Yougoslavie. Ses petits-enfants seront une nouvelle revanche de la vie. 
A Gueutteville-les-grès, Antonin achète un manoir qui devient la maison de famille des demi-frères et demi-sœurs. Avec quel argent s'interrogent tous les six? Bruno de la Pradelle apportera son concours. A Palmas, la sœur d'Elise lui remet le journal que tenait  la jeune fille. Etudiante, elle s'était engagée avec les porteurs de valise qui aidaient le FLN. Antonin ignorait qu'en venant le voir elle amenait un sac pleins de billets destinés au FLN. (Ce n'est qu'en retour en France que personnellement, j'ai pris vraiment connaissance de ces engagements).
Le manoir deviendra un lieu d'accueil pour enfants venant d'Afrique se faire opérer. Retour aux sources pensera le vieil homme.  


          LES PAPILLONS D'ANTOINE (un recueil de 7 nouvelles, paru en 2013 aux Editions du BEFFROI).
Pour les présenter, je reprendrai parfois tout simplement la quatrième de couverture.
- LES PAPILLONS D'ANTOINE, donne le titre à l'ensemble. Enfant, je me passionnais pour la "collecte" des œufs de pies et de corbeaux. Je me souviens qu'un " réfugié résistant" et plus tard un prisonnier allemand s'intéressèrent à ma passion. Un dimanche, j'entendis parler d'un jeune garçon qui avait chuté d'un arbre. J'ai imaginé que le jeune, handicapé, se consacrait aux papillons.
- LA MÉMÉ QUI A PERDU SES CLEFS. Hortense, affirme qu'en son absence, sa maison en Normandie, est visitée... Bruno de la Pradelle, le policier aveyronnais est dubitatif.
- LE PORTABLE. De sa terrasse, Angèle regarde la mer. Au large, Ernest trompe l'ennui. Révolu, pour eux deux, le temps des illusions et des projets.  A moins que le petit Jeannot... 
- UNE HUILE. Il a fait fortune à Paris. De retour à Laguiole, il se prend pour "une huile" et traite avec mépris la paysanne qui, bravant la tempête de neige, vient faire le ménage chez lui. Mais un jour... 
- LA PETITE CHIENNE. En Algérie, alors que des soldats se livrent à des représailles, Béatrice entend les gémissements d'une femme. Elle se souvient alors de ce jour où dans le trou de Bozouls, elle a retrouvé sa petite chienne protégeant un renardeau.
- Autour d'une BOITE A GATEAUX, un écolier et son instituteur émus aux larmes ; un soldat prisonnier du FLN et une jeune Kabyle en butte aux coutumes ; enfin, un inspecteur et une infirmière en colère.
- UN LIVRE raconte sa propre naissance....



         LE CADDIE AMOUREUX : Ed. du Beffroi - 2015 (Quatre histoires, une lettre et un conte)
Le caddie amoureux.  Une petite critique de la société de consommation. Un caddie nous raconte sa vie dans une grande surface, observe les clients, les employés... Alors qu'il est usé, obsolète, il est emprunté par une cliente qui l'oublie dans son jardin avant qu'elle ne découvre qu'il est recouvert de fleurs.
(Progressivement, je l'avais fait exister dans ma tête, ce caddie. Je ne voulais pas qu'il finisse à la décharge et je lui ai trouvé une fin heureuse ! ).

 
Chats en fauteuil. Au sein de la mairie, le fauteuil du Maire est témoin des grandes et petites histoires qui émaillent la vie d'une commune. Quelle déchéance quand un nouvel élu le vire ! Après un séjour dans une salle des ventes, il est recueilli par un retraité qui s'installe dans ses bras pour recevoir enfants et amis. Mais un jour son propriétaire est hospitalisé et après d'autres péripéties le fauteuil se voit condamné au bûcher. Heureusement une mère chat lui donnera une nouvelle fonction. 
 
Le couteau du patriarche. Au hameau du Puech, la tante Ursuline est découverte assassinée. Le forfait a été commis avec le couteau dont a hérité Jean-Christophe, un paysan voisin qui devient le suspect évident. Dans son propre langage, le couteau relate les faits, mais personne ne l'entend... .La perspicacité de Bruno de la Pradelle et les observations des épouses des gendarmes de Laissac permettront de retrouver le fameux laguiole, de disculper son propriétaire et de démasquer le coupable au marché d'Espalion.
 
La voiture qui attendait. Remisée au fond d'un garage, une Peugeot 309 pense à ses propriétaires successifs: le  jeune couple de Bozouls ; le célibataire normand qui, progressivement obnubilé par les gaz à effet de serre, n'ose plus l'utiliser ; les truands, qui l'abandonnent en forêt ; ses propriétaires
actuels: après leur voyage de noces ils attendent que leur fils atteigne la majorité et passe le permis de conduire.
 
Lettre à mon stylo. Combien de fois depuis 60 ans, depuis que tu faisais mes devoirs et mes punitions, me suis-je posé ces questions : Est-ce toi qui engendres les mots et les phrases ? Est-ce-moi qui guide ta plume d'or ? N'es-tu que le simple instrument d'écriture ?

 
 La taupe et le moineau. Un conte : "Comment s'y prendre ", s'interrogeait le petit poisson et le petit oiseau célébrés par Juliette Gréco ? La taupe et le moineau aimeraient bien savoir !
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Barriac 12340 Bozouls
Association de sauvegarde du patrimoine de Barriac - Bozouls - Aveyron - Midi-Pyrénées