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HISTOIRE - L'instruction publique : la création et l'ouverture des écoles

                                             
                                                     La place de l'instruction publique à Barriac.
 
 
Depuis le Moyen-Age, sous l'ancien Régime et jusqu'à nos jours l'enseignement a connu une démocratisation importante.
La Révolution va accélérer ce mouvement. L'enquête lancée par le Comité d'Instruction Publique dès 1791 sur les établissements scolaires permet à la Convention de voter le 5 nivôse de l'an II (10 janvier 1795) un texte fondateur qui rend l'enseignement laïque et obligatoire.
Les dirigeants successifs s'attacheront en priorité à organiser l'enseignement primaire en s'appuyant sur les communes qui devront veiller « à pourvoir à ce que les enfants qui y demeurent reçoivent l'instruction primaire, et à ce que les enfants indigents la reçoivent gratuitement ».
La loi Guizot de 1833, oblige les communes de plus de 500 habitants à avoir une école de garçons. Elle fixe également un montant minimal pour les salaires des instituteurs de 200 francs à la charge des communes. Un avis du Conseil Royal du 8 août 1834 autorise les femmes à diriger, provisoirement, les écoles de garçons ou mixtes.
La loi Falloux (1850) visant à développer l'enseignement primaire, fixe le principe d'une école de garçons dans toutes les communes et d'une école de filles pour « celles qui en ont les moyens ».
L'enseignant et homme politique, Jean Macé, crée en 1866 la Ligue de l'enseignement qui se bat pour l'instauration d'une école gratuite,  obligatoire et laïque.
La loi Duruy en 1867 organise officiellement l'enseignement primaire féminin. Toutes les communes de plus de 500 habitants doivent ouvrir une école de filles.
Les lois Jules Ferry (21 décembre 1880, juin 1881, mars 1882) créent l'enseignement secondaire féminin, organisent l'enseignement laïque en proclamant la gratuité, et l'obligation de l'enseignement primaire.
Tous les enfants d'ouvriers et d'agriculteurs accèdent ainsi à l'éducation. Aller à l'école c'est l'assurance de bénéficier du progrès social qui découle du système démocratique mis en place et dont les instituteurs en sont la cheville ouvrière.  
La loi Guizot de 1833 a eu pour conséquence, dès l'année scolaire 1833-1834, la création de deux écoles communales à Barriac, une école de garçons avec 40 élèves instruits par un instituteur laïc Séguy Jean, Antoine, Marie et une école de filles avec 30 élèves instruits par des religieuses de la congrégation Saint Dominique. Ces religieuses furent remplacées l'année scolaire suivante 1835-1836 par deux jeunes femmes laïcs, Durand Marie, Jeanne et Ruffier Marie, Anne. Pour la majorité des élèves l'instruction était payante ; en revanche les familles nécessiteuses bénéficiaient de la gratuité pour leurs enfants. La commune prenait en
charge le salaire des instituteurs et la location des bâtiments qui hébergeaient les salles de classe en attendant la construction de nouveaux bâtiments pour les  écoles.
Pendant l'année scolaire 1843-1844, le village compte toujours une école communale de garçons avec 35 élèves, dirigée par un instituteur laïc Séguy Jean, Antoine, Marie et une seule école communale de filles avec 22 élèves dirigée par une institutrice laïc Durand Marie, Jeanne ; cette dernière sera remplacée par Poujol Anne Hermine lors de l'année scolaire 1848-1849.
En 1860-1861, la carte scolaire mentionne l'existence de deux écoles à Barriac, une école communale publique de garçons (22 élèves) dirigée par Lacan jacques et une école communale de filles (42 élèves) dirigée par une institutrice congréganiste Causse Marie  (Sœur Arsène en religion) au sein du couvent que la congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Marcillac vient d'ouvrir à Barriac.
En 1879-1880, l'école publique de garçons compte 45 élèves, elle est dirigée par un instituteur laïc Blaquière François ; l'école communale de filles accueille 64 élèves et elle est toujours dirigée par Causse Marie, Hortense, Sœur Arsène.
Les lois Jules Ferry du début des années 1880 organisent l'enseignement laïque sur la base de la gratuité et rendent obligatoire l'enseignement primaire. Les écoles communales deviennent des écoles publiques et sont dirigées par des instituteurs laïcs. Les écoles congréganistes deviennent elles des écoles privées et les instituteurs sont des religieux.
Durant l'année scolaire 1889-1890, Barriac avait donc une école publique de garçons de 46 élèves dirigée par un instituteur laïc  Loupias Arthémon et d'une école privée congréganiste de filles de 43 élèves dirigée par Lacaze Marie, Julie, Sœur Alphonie de la congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Marcillac. En 1891 Sahuquet Maurice prend la direction de l'école des garçons ; il sera remplacé la même année par Vézinet Jean-Baptiste, mademoiselle Vézinet étant en charge de l’école laïque des filles.
Les années 1890-1900 voit ainsi la création d'une école laïque de filles, en concurrence évidente avec l'école privée congréganiste tenue par les Sœurs de Saint Joseph de Marcillac. Au cours de l'année scolaire 1899-1900, Barriac comptait encore une école privée de filles avec 31 élèves, une école laïque de garçons avec 32 élèves et une école laïque de filles avec 4 élèves.
La loi Waldeck Rousseau de juillet 1901 qui crée la liberté d'association, exclut les congrégations du droit commun et stipule qu'elles doivent être autorisées par la loi. Malgré l'avis favorable du Conseil Municipal de Bozouls pour accorder l'autorisation prévue par les articles 13 et 18 de cette loi qui pouvait permettre à l'école congréganiste des filles de poursuivre son enseignement, le ministère de l'enseignement public a décidé sa fermeture. C'est la raison pour laquelle, Barriac n'a plus d'école privée congréganiste à partir de 19
02.Une loi du printemps 1903 supprime toutes les congrégations prédicantes et enseignantes d'hommes et les congrégations féminines enseignantes et confisque leurs biens. Mais comme il reste encore un grand nombre de congrégations féminines autorisées par la loi, la République décide d'interdire purement et simplement l'enseignement aux religieux par la loi de juillet 1904.Pour Barriac cela se traduit par la fermeture du couvent en 1902 et donc de l'école privée de filles dès 1901. Pour mémoire le couvent a été ré-ouvert le 23 septembre 1932 par Sœur Saint Julien née Rosa Noël et Sœur Marie- Émilie née Marguerite Panissal de la Congrégation des Sœurs de Marcillac, pour garderie, soins aux malades et autres œuvres paroissiales.
En 1899, Roux Zéphyrim, Alexandre remplace Vézinet Jean-Baptiste parti à la retraite comme instituteur de l'école laïque des garçons. Roux, née Dausse  Josephine remplace Vézinet nommée aux Faux près de Salle-Curan comme institutrice de l'école laïque des filles. A partir de 1901, Barriac a deux écoles laïques, une école de garçons et une école de filles comptant entre 30 et 40 élèves chacune.
Ces deux écoles seront regroupées dans une maison construite par la mairie et opérationnelle en octobre 1911.Toutefois ce rapprochement n'a pas permis la création de classes mixtes; les garçons sont ensemble et ont un instituteur, les filles ont elles une institutrice. Toutefois, la nomination systématique d'instituteurs en couple, l'évidence pédagogique de créer des classes de niveau, ont abouti un peu plus tard, dans les années 1930, à la mise en place de cette mixité.
Le 11 mars 1910, Briane remplace Roux Zéphyrim, Baptiste parti en retraite, et Briane née Malaval Emilie remplace Roux Joséphine nommée à Calmont.

A la rentrée de 1935, Raynal Emile est l'instituteur des grandes classes, cours moyens et  certificat d'études, et Raynal Yvonne est l'institutrice des petites classes, cours préparatoire et cours élémentaires. Au cours de l'année 1939, et après un intérim assuré par Andrieu Raymond et Rouquette Marcelle, le couple Rigal, Rigal Cyprien et Rigal Henriette, prend en charge la direction du groupe scolaire ; Rigal Cyprien les grandes sections et madame les petites sections.  1949, Malet René et Malet Lucienne sont nommés à Barriac. A la rentrée de 1950, les époux Fréjavilles, René et Fernande, les remplacent. Ils exerceront leur métier jusqu'à leur départ à la retraite en1962, année qui verra le couple Montarnal, Lucien et Louise, prendre leur place. En 1966, Gonzalez Antoine et Cayre Michelle leur succèdent pour une année scolaire. De 1967 à 1969 Cathala Claude et Cathala Ginette sont affectés à Barriac, Joulia Odette assurant le remplacement de Cathala Claude en 1969 pendant sa formation de Conseiller d'orientation. En 1970-1971, Angoy Yves et Franc Claudette constituent l'équipe pédagogique de l'école. De 1971 à 1979, Alberny Daniel et Alberny Régine sont affectés à Barriac.
Lagaly Yvette, Auzolle Jeanine, Laborde Christiane et Larroque Robert ont poursuivi l’œuvre pédagogique de leurs aînés. Lagaly Yvette et Auzolle Jeanine assurèrent le fonctionnement de deux classes de septembre 1979 à juin 1980, Lagaly Yvette la maternelle et le cours préparatoire, Auzolle Jeanine les cours élémentaires et moyens ainsi que la direction de l'école. Vu la faiblesse des effectifs, due en partie à la réouverture de l'école de Concourès en septembre 1980, la suppression d'une classe entraîna leur départ et elles furent remplacées par  Laborde Christiane qui exerça de cette date à juin 1984. Larroque Robert pris sa succession de septembre 1984 à juin 1989, date à laquelle l'école de Barriac fut fermée.

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Barriac 12340 Bozouls
Association de sauvegarde du patrimoine de Barriac - Bozouls - Aveyron - Midi-Pyrénées